Lundi 22 Avril 2019  
 

N°124 - Quatrième trimestre 2018

La lettre diplometque
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     Allemagne
 
  S.E.M. / H.E. Susanne Wasum-Rainer

50ème anniversaire du Traité de l’Elysée :
De la réconciliation à la construction d’une Europe plus forte

En l’espace de cinquante ans, l’Allemagne a forgé avec la France une relation unique qui a façonné le destin de l’Europe. Scellée par le traité de l’Elysée, la réconciliation entre les deux pays a fait émerger des institutions communes et des réussites industrielles qui font aujourd’hui référence. Alors que les célébrations de l’Année franco-allemande ont été officiellement lancées le 22 septembre 2012 par la Chancelière fédérale Angela Merkel et le Président François Hollande, S.E.Mme Susanne Wasum-Rainer, Ambassadeur d’Allemagne en France, décline pour nous sa vision de ce partenariat et de ses accomplissements au cœur d’une Europe fragilisée par la crise économique et financière internationale.

La Lettre Diplomatique : Madame l’Ambassadeur, la Chancelière Angela Merkel et le Président François Hollande ont lancé, le 8 juillet 2012, les cérémonies de l’Année franco-allemande commémorant la signature du traité de l’Élysée. Cinquante ans après son adoption le 22 janvier 1963, comment expliquez-vous l’importance que continue de revêtir ce traité ?

S.E.Mme Susanne Wasum-Rainer : Le traité de l’Élysée constitue l’un des plus grands succès de l’histoire européenne. Il symbolise la fin d’un antagonisme et la réussite de la réconciliation. Grâce à lui, de profonds liens de confiance ont pu être tissés entre nos deux gouvernements et nos sociétés civiles à tous les niveaux.

L.L.D. : Quels seront les temps forts des célébrations, notamment à l’échelle de la société civile et du monde des affaires ?

S.E.Mme S.W-R. : La session conjointe de nos gouvernements et parlements, le 22 janvier 2013 à Berlin, sera l’un des événements centraux organisés dans le cadre de l’Année franco-allemande. À cette occasion, nos dirigeants feront une déclaration politique commune réaffirmant la responsabilité née de la réconciliation franco-allemande qui incombe à nos deux pays pour l’avenir de l’Europe.
La célébration du 50ème anniversaire de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse le 5 juillet 2013 à Paris marquera un autre temps fort.
Pour connaître les très nombreuses manifestations organisées en France et en Allemagne, vous pouvez consulter le site Internet créé spécialement pour cet anniversaire (www.elysee50.de).

L.L.D. : Avant son élection en février 2012, le Président François Hollande avait déjà surpris en appelant à conclure un nouvel accord franco-allemand. Quels seraient, de votre point de vue,  les contours d’une nouvelle dynamique d’approfondissement du partenariat entre Berlin et Paris ? Alors que le rapprochement des jeunesses allemande et française, avec la création de l’OFAJ, représente l’un des aboutissements les plus concrets du traité de l’Élysée, dans quels autres domaines les deux pays devraient-ils, selon vous, étoffer leurs interactions ?

S.E.Mme S.W-R. : Le traité de l’Élysée est un projet d’avenir. La coopération franco-allemande est essentielle pour la poursuite de l’intégration européenne. Nos deux pays ont la responsabilité d’émettre des propositions capables de rallier tous les États membres, et destinées à intensifier les échanges entre nos deux peuples. Nous devons nous demander comment inciter la jeunesse à apprendre la langue du pays partenaire. Nous pouvons aussi promouvoir, de manière encore plus ciblée, la mobilité professionnelle entre nos deux pays.
Cinquante ans après la signature du traité de l’Élysée et près de 70 ans après la Deuxième Guerre mondiale, la « mission de réconciliation » de la France et de l’Allemagne apparaît sans doute aujourd’hui moins impérieuse à la jeunesse qu’elle ne l’était à l’origine. Pourtant, nous ne devons pas nous satisfaire de nos acquis mais continuer d’œuvrer sans relâche pour approfondir les échanges entre nos deux pays. Sans des efforts constants et ciblés, nous ne pourrons pas maintenir la densité et la qualité des échanges entre nos deux pays.

L.L.D. : Considéré comme le moteur de la construction européenne, le couple franco-allemand est mis à l’épreuve par la crise de la zone euro. Tenant compte des écarts croissants entre les situations économiques des deux pays, comment qualifieriez-vous la vitalité du tandem que forment les deux pays au cœur de l’UE ?  

S.E.Mme S.W-R. : Sans consensus franco-allemand, il n’y aura pas d’avancée pour l’intégration européenne. Les gouvernements français et allemand en sont conscients. L’étroite concertation franco-allemande des derniers mois entre la Chancelière Angela Merkel et l’ancien Président Sarkozy, puis le Président Hollande, a largement contribué à l’adoption, en Europe, de mesures de stabilisation de l’euro. Sous la pression de la crise de confiance actuelle, l’intégration européenne a franchi de nouvelles étapes de grande ampleur (le Mécanisme européen de stabilité, le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’union économique et monétaire).
L’union économique et monétaire européenne, telle qu’elle a été créée il y a vingt ans, n’est toutefois pas encore assez forte. Nous devons en tirer les conséquences et remédier à ce qui a fait défaut il y a vingt ans : le parachèvement politique de l’union économique et monétaire. Le tandem franco-allemand s’y emploie. Nous ne sommes pas toujours du même avis sur cette question, mais c’est précisément ce qui permet souvent à nos compromis d’ouvrir la voie à un accord européen.
Pour le gouvernement allemand, quatre éléments sont décisifs pour une union économique et monétaire renouvelée : elle aura besoin de plus de politique financière commune, plus de politique budgétaire commune, plus de politique économique commune et plus de légitimité et de contrôle démocratiques.

L.L.D. : Au-delà du traité budgétaire européen, comment appréhendez-vous l’idée d’une mutualisation des dettes au sein de la zone euro et quelles propositions préconisez-vous pour accélérer le redressement économique de l’UE ?

S.E.Mme S.W-R. : La France et l’Allemagne défendent la solidarité. Nous avons besoin d’une forme de solidarité qui conduise à une harmonisation de la compétitivité des États membres. Nous souhaitons donc des mesures de réforme contraignantes et applicables pour les États membres. Il est indispensable de créer des conditions économiques et budgétaires comparables dans les États membres.

L.L.D. : L’Union européenne s’est vue décerner le prix Nobel de la paix le 12 octobre 2012. Comment interprétez-vous ce choix ?

S.E.Mme S.W-R. : L’attribution à l’Union européenne du prix Nobel de la paix est une formidable décision. L’intégration européenne est le projet de paix le plus réussi de l’Histoire. La paix et la liberté sont nées sur les ruines de deux terribles guerres mondiales, et les ennemis héréditaires sont devenus de bons amis et d’inséparables partenaires.
Le prix Nobel constitue un grand encouragement pour s’attaquer avec une ardeur renouvelée à nos propres problèmes, donner l’exemple avec notre modèle européen de coopération et redoubler d’efforts pour œuvrer à l’évolution pacifique du monde.

L.L.D. : Contrastant avec la reconnaissance du rôle de l’UE en faveur de la paix, la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) demeure limitée. Dans le cadre de la relance de l’« Europe de la défense » souhaitée par Berlin et Paris, quelles orientations votre pays privilégie-t-il en vue de faire évoluer sa politique de défense ? Quelle redéfinition des missions entre l’UE et l’OTAN ce processus suppose-t-il ? Plus concrètement, comment pensez-vous renforcer les capacités opérationnelles d’intervention des outils de coopération militaire européens, tels que la Brigade franco-allemande ou l’Eurocorps ?

S.E.Mme S.W-R. : L’Allemagne apporte une contribution capitale à la PSDC. Elle s’est d’emblée impliquée dans la constitution, au même titre que ses partenaires, de capacités civiles, policières et militaires. Le partenariat stratégique de l’UE et de l’OTAN est une condition indispensable à la réussite de la PSDC. Ces deux organisations ne se font pas concurrence, elles sont complémentaires. Une PSDC dynamique et dotée de moyens d’action renforce le pilier européen de l’Alliance et, partant, de l’OTAN dans son ensemble.
La Brigade franco-allemande, créée en 1989, a évolué vers une brigade pleinement opérationnelle qui a déjà démontré, de manière impressionnante, l’éventail de ses capacités très spécifiques dans le cadre de l’OTAN et de l’Union européenne. Ainsi, elle a notamment engagé des forces opérationnelles multinationales en Bosnie ainsi qu’à Kaboul, en Afghanistan. Ensemble, les militaires français et allemands forment une grande unité unique au monde. C’est un modèle pour la coopération bi- et multinationale et pour une interopérabilité efficace des forces armées.

L.L.D. : Dans la perspective de consolider l’industrie européenne d’armement, l’Allemagne et la France ont créé des groupes de travail communs dont le rapport final doit être rendu en décembre 2012. Quelles sont vos attentes à l’égard de cette concertation ?

S.E.Mme S.W-R. : Sous l’égide du sous-groupe de travail « Projets » du Conseil franco-allemand de défense et de sécurité, cinq groupes de travail franco-allemands sont chargés d’établir des feuilles de route et de développer le dialogue sur la coopération en matière d’armement dans les domaines de l’espace, des systèmes terrestres, des hélicoptères, de la défense antiaérienne et antimissile, et de la certification d’aéronefs militaires.
Si nécessaire, ces groupes de travail seront complétés par des groupes de travail supplémentaires ou par des groupes de travail spécialisés dans d’autres activités clés, en vue de faire de la coopération franco-allemande la pierre angulaire du secteur européen de l’armement.
Ces groupes de travail doivent remettre aux parties prenantes un rapport sur chaque domaine de coopération identifié ainsi que sur les projets concrets qui s’y rapportent. Afin de permettre l’évaluation des coopérations envisageables en matière d’armement (ce qui comprend la rédaction des rapports que je viens de mentionner), et uniquement dans ce but, nos deux pays pourront échanger des informations et des données.
Dans la mesure du possible, ces groupes de travail établiront une feuille de route commune pour la période allant jusqu’à 2030, et même au-delà, pour chacune des coopérations possibles identifiées dans un domaine lié à l’armement.

L.L.D. : Quelles réflexions vous inspire l’échec du projet de fusion du consortium européen EADS avec le groupe britannique BAE systems ? Plus globalement, comment les complémentarités économiques françaises et allemandes pourraient-elles participer à la redynamisation d’une politique industrielle européenne que la Commission européenne appelle de ses vœux ?

S.E.Mme S.W-R. : La fusion de deux grands groupes industriels européens au rayonnement international est une entreprise ardue. Il faut disposer de suffisamment de temps pour en étudier tous les aspects, notamment parce que tous les partenaires concernés doivent y gagner. Il est naturellement regrettable qu’il se soit avéré impossible de concilier dans le temps imparti les intérêts des nombreux acteurs impliqués. Pour un projet d’une telle envergure, il est indispensable de s’accorder en amont sur les moindres détails. Il serait trop difficile d’aplanir les aspérités après coup.
L’économie française et l’économie allemande sont fortement complémentaires, en particulier du fait de la grande similitude de leurs profils industriels. Dans de nombreux cas, on pourrait créer des synergies franco-allemandes. De tels partenariats auraient plus de poids que la somme de leurs composantes. Airbus en est le meilleur exemple. Un projet de cette ampleur n’aurait pu voir le jour à l’échelle nationale. On peut sans aucun doute tirer des enseignements de cet exemple, pour l’Europe également.
Pour les partenariats d’entreprises, une chose est primordiale : les intérêts de tous les partenaires doivent impérativement être pris en compte. Pour tirer son épingle du jeu dans une économie mondialisée, il faut faire valoir ses atouts sur les marchés tiers et ne pas se replier sur soi. Désormais, la demande vient moins d’économies arrivées à maturité comme celles des pays européens que de marchés en pleine croissance.

L.L.D. : A l’image du groupe EADS et de ses différentes composantes, le partenariat économique dans les secteurs de haute technologie représente l’un des succès les plus remarquables de la réconciliation franco-allemande. Dans quels secteurs pouvez-vous identifier de nouvelles marges de progression des synergies économiques entre les deux pays ? Les énergies renouvelables, en particulier avec l’abandon du nucléaire par l’Allemagne, pourraient-elles constituer un nouveau terreau fertile pour les échanges commerciaux ?

S.E.Mme S.W-R. : Dans de nombreux secteurs, la coopération commerciale d’entreprises françaises et allemandes est étroite et approfondie. Je ne pense pas seulement aux échanges commerciaux mais aussi, plus largement, aux investissements et aux partenariats pour la fabrication et la mise au point de produits, qui sont monnaie courante depuis longtemps déjà.    
C’est naturellement dans les secteurs qui prennent une importance nouvelle et requièrent de l’innovation que gisent les plus grands potentiels de coopération et de synergie. La question est donc la suivante : dans quels domaines notre société moderne connaît-elle des changements et pose-t-elle de nouveaux défis ? Où a-t-on besoin de nouvelles solutions ? En résumé, de quoi le monde aura-t-il besoin à l’avenir ?
On peut évidemment penser aux sources d’énergie renouvelables, à l’efficacité énergétique et au développement des véhicules électriques qui recèlent de grands potentiels. Mais n’oublions pas la production alimentaire durable et les opportunités dans le domaine pharmaceutique.
Les énergies renouvelables me paraissent un champ de coopération porteur qu’il est temps d’explorer car la France et l’Allemagne devront de plus en plus recourir à ces sources d’énergie et donc concevoir des technologies efficaces. D’ici 2025, la France compte réduire la part du nucléaire dans son bouquet énergétique à 50 % contre 75 % aujourd’hui. En Allemagne, la transition énergétique entraînera la fermeture de toutes les centrales nucléaires d’ici 2022. Nos deux pays ont donc intérêt à mettre l’accent sur le développement des énergies renouvelables.
Concernant la sécurité de l’approvisionnement en énergie, deux questions se posent avec une acuité nouvelle : celle de l’exploitation de nouvelles sources d’énergie, et celle de l’extension des réseaux transfrontaliers. Pour y répondre, il est avant tout indispensable de mettre au point les technologies qui les rendront techniquement réalisables.
Nous pouvons aussi nous consulter sur les technologies de stockage, par exemple les réseaux intelligents, et instaurer des coopérations pour la recherche dans ce domaine.
Que la composition de nos bouquets énergétiques diffère n’empêche en rien la création d’un marché intérieur harmonisé pour le secteur de l’énergie. Nous devons nous concentrer sur la complémentarité de nos approches, et non sur leurs différences. Les entreprises ont compris depuis longtemps que les énergies renouvelables sont un marché de croissance. En 2010, il atteignait un volume de 200 milliards de dollars à l’échelle mondiale, soit une hausse de plus de 20 %. Rien qu’en Allemagne, les énergies renouvelables représentent plus de 380 000 emplois et ces chiffres sont appelés à augmenter encore. Ceux qui mettent au point de nouvelles technologies dans ce domaine multiplient également leurs chances d’exportation. Afin de favoriser concrètement l’échange franco-allemand dans le secteur des énergies renouvelables, les gouvernements français et allemand ont créé en 2006 le Bureau franco-allemand de coordination énergies renouvelables.

L.L.D. : Comment la coopération bilatérale en faveur du soutien à l’innovation et à l’exportation, notamment des PME, de part et d’autre du Rhin pourrait-elle être intensifiée ?

S.E.Mme S.W-R. : Lorsqu’il est question d’innovation, la coopération bilatérale profite tout particulièrement aux petites et moyennes entreprises (PME) car elle demande généralement de grandes ressources. Le soutien d’un partenaire est également précieux pour s’affirmer sur des marchés d’exportation difficiles. Le facteur humain est primordial dans tout partenariat et toute coopération. Pour réussir ensemble, il faut s’entendre et comprendre la façon de faire de l’autre. Les formations et les stages dans le pays partenaire facilitent cette compréhension. Il ne faut donc pas sous-estimer l’importance de l’apprentissage de la langue du pays partenaire.
Pour l’innovation, le transfert des sciences et technologies au bénéfice de l’économie et de la société est essentiel. Les entreprises sont par conséquent très désireuses d’accéder plus facilement à ces découvertes. Le programme commun des instituts Carnot et Fraunhofer apporte une contribution remarquable en ce sens.
Par ailleurs, le Prix franco-allemand de l’économie récompense des projets particulièrement réussis menés dans le cadre de partenariats transfrontaliers. Les candidatures soumises pour ce prix révèlent une impressionnante variété de projets nés de la coopération entre des partenaires français et allemands, et notamment des PME.   

L.L.D. : Dans le cadre du Conseil franco-allemand de défense et de sécurité qui s’est tenu le 1er octobre 2012, l’Allemagne et la France ont affirmé leur volonté commune de renforcer leur soutien humanitaire à la population syrienne. Comment décririez-vous les efforts de la diplomatie allemande en vue de parvenir à un consensus au sein du Conseil de sécurité des Nations unies ? Au-delà, fort du mandat de membre non-permanent que l’Allemagne occupe au sein du Conseil de sécurité jusqu’en 2013, quelle est votre vision des difficultés à surmonter pour réformer cette enceinte multilatérale ?

S.E.Mme S.W-R. : Plus de 340 000 Syriens se sont réfugiés dans les pays voisins pour fuir la violence qui règne dans leur pays. Face à cette situation, l’Allemagne a augmenté de 5 millions d’euros l’aide humanitaire qu’elle fournit à la population. Ainsi portée à un montant total de 28,3 millions d’euros, cette aide fait de l’Allemagne l’un des premiers donateurs dans la crise syrienne. La France et l’Allemagne travaillent en étroite concertation sur ce dossier et cherchent en particulier à unifier l’opposition. Nous voulons éviter que le conflit syrien ne s’étende aux pays limitrophes. C’est pourquoi le Ministre fédéral des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a enjoint le régime syrien de cesser sans délai ses provocations et ses agressions à la frontière turco-syrienne. Le risque de voir éclater ce conflit frontalier larvé grandit de jour en jour.
Face au blocage au Conseil de sécurité, l’Allemagne a appelé ses membres à s’unir. Elle entend prendre des responsabilités au sein de cet organe central de la diplomatie internationale de guerre et de crise. En Allemagne, le consensus règne sur le fait que la politique étrangère nationale est avant tout une politique de paix active. Cela tient à notre histoire d’une part, mais aussi à nos intérêts politiques, sociaux et économiques. C’est pourquoi nous œuvrons en faveur du renforcement des structures multilatérales. En tant que troisième contributeur au sein des Nations unies, nous apportons un soutien financier conséquent, engageons d’importantes ressources dans toutes les régions en crise et sommes un acteur constructif et fiable dans toutes les instances. Logiquement, nous veillons à assumer notre responsabilité à l’échelle internationale. Le rôle actif de l’Allemagne au sein du Conseil de sécurité correspond à cette responsabilité et sert ses intérêts nationaux.   

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