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deuxième trimestre 2016

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La France, un acteur engagé au sein de l’UNESCO

Par S.E.M. Laurent Stefanini,
Ambassadeur, Délégué permanent de la France auprès de l’UNESCO

Ancien chef du Protocole français, S.E.M. Laurent Stefanini est depuis mai 2016 le nouvel Ambassadeur, Délégué permanent de la France auprès de l’UNESCO. Dans cette tribune, il nous livre ses priorités pour faire entendre la voix de la diplomatie française au sein de cette agence pivot du système des Nations unies.

Nous continuons à célébrer en 2016 les 70 ans de l’UNESCO, avec l'anniversaire de la commission nationale française, fondée en octobre 1946.
C’est une chance pour la France d’accueillir depuis l’origine, à Paris, l’Organisation des Nations unies pour l’Éducation, la Science et la Culture.
Toute la société internationale, 195 États membres, dans la diversité de leur histoire, de leur taille et de leur forme de gouvernement y est représentée.
Cette coopération internationale dans le domaine de la culture et du patrimoine – c’est le volet le mieux connu de l’action de l’UNESCO – mais tout autant dans ceux de la recherche scientifique, en particulier celle orientée vers le développement durable comme de l’éducation, est essentielle.
Dans le domaine de la culture, l’enjeu majeur aujourd’hui est la protection du patrimoine des pays en conflit comme le Mali, l’Irak ou la Syrie, parmi d’autres. C’est la raison pour laquelle le Président de la République française a lancé l’initiative d’une Conférence internationale sur la préservation du patrimoine culturel face aux agressions terroristes. Cette conférence devrait se tenir en décembre 2016 en marge de l’inauguration du musée du Louvre d’Abou Dhabi.
Dans le domaine des sciences, c’est aux enjeux du moment et à la mise en œuvre de l’accord de Paris de décembre 2015 et de la COP21 qu’il faut s’attacher. La Commission océanographique intergouvernementale (COI) comme le Programme hydrologique international (PHI), seul programme scientifique des Nations unies de coopération dans le domaine de l’eau doivent être soutenus dans leurs actions.
Enfin, l’UNESCO est chef de file de l’objectif du développement durable n°4 sur l’éducation. La mise en œuvre du cadre d’action Éducation 2030 et la mobilisation de financements innovants pour l’éducation est une des priorités que je m’assignerai dans les mois à venir.
Les fondateurs de l’UNESCO ont affirmé, comme le préambule de la convention du 16 novembre 1945 le rappelle, que « la dignité de l’homme exige la diffusion de la culture et l’éducation de tous en vue de la justice, de la liberté et de la paix » et que cette paix, « fondée sur les seuls accords économiques et politiques des gouvernements ne saurait entraîner l’adhésion unanime, durable et sincère des peuples » si elle n’est aussi établie « sur le fondement de la solidarité intellectuelle et morale de l’humanité ».
C’est dire si, en tant qu’ambassadeur, entouré d’une équipe jeune et dynamique, je suis fier de représenter la France auprès d’une institution essentielle au monde contemporain, qu’une amie fort âgée, longtemps professeur de lettres, Mme Renée Vautier, a qualifié avec finesse de « forme internationale de l’idéal humain ».   

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