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Quatrième trimestre 2015

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2015, année d’action pour les peuples et la planète

Par Mme Barbara Pesce-Monteiro,
Directrice du Bureau des Nations unies et du PNUD à Bruxelles

Le 70ème anniversaire de l’Organisation des Nations unies (ONU) que nous avons célébré en octobre 2015, fut pour nous l’occasion de réfléchir à notre passé mais, plus encore, de discuter de ce que nous pouvons faire pour construire un meilleur futur.
Les principes de la charte des Nations unies ont résisté à l’épreuve du temps. L’ONU et la communauté internationale peuvent s’enorgueillir des succès obtenus dans les domaines du développement, de la décolonisation, des droits de l’homme, du droit international, de maintien de la paix et dans tant d’autres secteurs.
Les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), qui sont arrivés à terme à la fin de l'année 2015, ont permis de répondre à quelques-unes des plus difficiles questions de développement, comme l’extrême pauvreté et la famine, l’accès à l’éducation pour les enfants, le VIH/SIDA et la mortalité maternelle et infantile.
Cependant, il reste encore beaucoup à faire et d’autres questions fondamentales demeurent à l’agenda international telles que le changement climatique, les menaces contre la paix et les droits de l’homme, qui nécessitent une action collective.
Aujourd’hui, environ 800 millions de personnes vivent dans des conditions d’extrême pauvreté et de malnutrition. Ainsi, la pauvreté des enfants augmente dans dix-huit des vingt-huit États membres de l’Union européenne et, selon l’Organisation internationale du travail (OIT), ceci est lié à la baisse des aides sociales aux mères et aux enfants.  
Le changement climatique et la dégradation environnementale minent les progrès obtenus, et les populations pauvres sont les plus touchées. Les inégalités hommes-femmes restent la forme la plus généralisée d’inéquité dans le monde, dont sont victimes les femmes et les jeunes filles soumises à la discrimination et aux abus.
L’effroyable conflit syrien est entré dans sa cinquième année et ne fait que s’aggraver. Le désastre humanitaire du Yémen affecte des millions de gens. Tous ces conflits associés à la pauvreté, la persécution et autres ravages ont causé l’exode d’au moins 60 millions de réfugiés et de personnes déplacées, le plus grand nombre de réfugiés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Les Nations unies travaillent d’arrache-pied pour relever ces défis. Mais ceci ne peut pas être fait par l’ONU seule. Nous avons également besoin du soutien et de l’engagement continu de tous les États membres pour renforcer et améliorer la capacité des Nations unies à prévenir les conflits et à y répondre efficacement lorsqu’ils se produisent.
Les nouveaux Objectifs de Développement Durable (ODD), adoptés par les grands dirigeants du monde en septembre 2015 à New York, sont le fruit du plus inclusif processus jamais mis en œuvre dans l’histoire des Nations unies.
Par le truchement d’une consultation mondiale sans précédent, près de 8,5 millions de personnes – jeunes, femmes, groupes professionnels et société civile – ont fait entendre leurs voix aux Nations unies, ce qui a contribué à définir le monde dans lequel nous souhaitons vivre.
Nous disposons donc, grâce à cela, d’un ensemble transformateur d’objectifs globaux pour tous les pays – pauvres et riches – qui intègrent totalement les dimensions économiques, sociales et environnementales de la durabilité. Les nouveaux ODD représentent des défis pour chaque pays de la terre.  
Nous devons conserver l’esprit des promesses initiales des OMD et mener cette tâche à bien. En plaçant les ODD au cœur des politiques de développement nous nous engageons dans une voie durable où tous les citoyens du monde – quels que soient leur origine éthnique, genre, origine géographique, handicap, race ou autre statut – pourront vivre en paix dans l’harmonie et la dignité.
Dans les 35 prochaines années, la population mondiale passera de 7,3 milliards à 9,7 milliards d’habitants. De par nos responsabilités, nous devons de toute urgence changer la manière dont nous gérons et utilisons les ressources mondiales. Le changement climatique va bien au-delà de la question environnementale ; il a un impact sur notre santé, sur la sécurité alimentaire, sur les ressources hydriques et même sur la sécurité des pays.
L’accord mondial sur le climat qui a été conclu à Paris représente une contribution significative à un futur durable, vert, à faible teneur en carbone.  
Soixante-dix ans après la signature de la Charte des Nations unies, nous vivons une période d’extraordinaire espoir. Nous avons entre les mains l’ébauche d’un monde dans lequel aucun individu ne sera abandonné au bord de la route. Nous sommes la dernière génération en mesure de contrer les pires effets du changement climatique et la première génération disposant des moyens et de la connaissance pour éradiquer la pauvreté.
Et la bonne nouvelle est que notre monde dispose de plus de richesses, de plus de connaissances et de plus de technologies que jamais depuis le début de l’Histoire pour relever ces défis.
Nous comptons sur la volonté de tous pour faire des Objectifs de Développement Durable une réalité pour tous les peuples de tous les pays.   

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